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Editorial – 25 septembre 2016

Le riche et le pauvre Lazare (Lc 16, 19-31)

Dans le dialogue entre le riche et Abraham se joue quelque chose d’essentiel de notre rapport à la vie et à la mort. Nous avons l’habitude de réfléchir à nos actes en fonction des catégories du bien ou du mal, à partir d’une norme morale.  À chaque action doit correspondre un résultat. Et c’est ce que refuse justement Abraham : l’action bonne ne doit pas être motivée par le résultat qu’on en espère. Il ne faudrait pas que les frères du riche respectent la loi et les prophètes simplement pour éviter le séjour des morts. Si faire le bien n’a d’autre motivation que la peur de la punition, cela ne sert à rien.

Si aujourd’hui que nous sommes confrontés à elle, nous regardons la mort avec des yeux craintifs, dans la peur éternelle du jugement dernier dont nous ne sortirons pas intacts, nous ne ferons jamais rien de notre vie. Tout le bien que nous pourrions faire, si il ne cherche qu’à nous éviter la sanction des flammes de l’enfer est profondément inutile. Car qu’est ce qui est en jeu dans l’histoire du riche et de Lazare ? Quelle est la crête qui sépare les deux hommes? Sinon l’indifférence !

Le problème du riche n’était pas d’être riche ! Notre problème n’est pas d’être ceci ou cela, de faire ceci ou cela. Notre problème c’est d’être concerné par ce qui arrive à l’autre, à notre prochain, à notre frère. Une action bonne qui

n’aurait pour but que de nous approcher du « sein d’Abraham» n’en serait pas moins indifférente à l’autre, coupable elle aussi d’égoïsme, d’indifférence. C’est le résumé de la Loi et des prophètes que de se préoccuper de ce qui arrive à l’autre. Non pour le contrôler, le juger, le reprendre mais pour l’aider, le soutenir, le nourrir.

Ce parabole « le riche et le pauvre Lazare » dévoile le sens de l’une des plus grandes énigmes de ce monde : Qu’y a-t-il après la mort ? Pour Jésus, sans l’imposer à ses auditeurs, il nous montre que seulement deux solutions sont possibles : être avec Dieu comme Lazare dans l’attente du retour de Jésus et de la résurrection des corps ou alors être dans le lieu de tourment dans l’attente du jugement à venir. S’il y a une dimension mystérieuse d’un choix éternel de Dieu, dans ce texte, Jésus ne met en avant que deux conditions principales au salut : l’écoute de la parole de Dieu, et faire, pendant qu’il est encore temps, un demi-tour radical, une repentance qui nous conduit à prendre Dieu au sérieux dans nos vies, mais aussi à prendre notre prochain au sérieux.

 Guy Randrianantenaina

 

LIENS UTILES

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Demandes de sacrements

A tout âge on peut recevoir les sacrements du baptême, de la confirmation ou de l’eucharistie.

Il existe à la paroisse une équipe de catéchuménat d’adultes. Vous pouvez vous adresser à un prêtre à l’accueil. Pour les enfants, la préparation se fait en lien avec le catéchisme; pour les jeunes collégiens et lycéens, dans le cadre l’aumônerie.

 

Paroisse Sainte Anne de la Butte aux Cailles

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