Pour que nous allions sur ses traces

Pour que nous allions sur ses traces – 25 mars 2018

Le dimanche des rameaux est l’une des fêtes liturgiques les plus populaires dans notre pays, et même sûrement au-delà. Les rameaux sont les signes de la vie qui renaît. En les agitant au son des « Hosanna », nous nous associons à l’allégresse des foules de Jérusalem, heureuses de voir s’accomplir l’œuvre du salut.

On oublie plus souvent que le nom véritable de cette fête, c’est « dimanche des rameaux et de la Passion du Seigneur ». Il est beau d’être là au moment de la joie, et de reconnaître en Jésus le Messie sauveur. Mais cela a-t-il du sens si nous sommes absents au moment de la Passion ?

La joie du salut n’est pas un dû. C’est un don, et Jésus s’est donné lui-même jusqu’au bout pour nous faire connaître la réconciliation et la paix. « C’est pour nous que le Christ a souffert » dit Saint Pierre (1 P 2,21). Ce « pour nous » est d’une profonde signification dans notre compréhension du mystère du Christ (cf. Rm 8,31; 2 Co 5,21 ; 1 Jn 4,9 etc). Nous le retrouvons dans le Credo. Saint Paul a été tellement saisi par cette réalité qu’il est allé jusqu’à dire, en une formule audacieuse : « Le Christ m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2,20).

Nous ne pouvons rester comme des spectateurs extérieurs quand Jésus entre dans sa Passion. La Croix n’aurait alors plus aucun sens et nous ne comprendrions pas davantage ce que veut dire la joie du salut.

Il y avait les foules qui acclamaient Jésus, mais il y a eu aussi les Saintes femmes qui l’ont suivi jusqu’au Golgotha, et Simon de Cyrène qui a mis ses pas au sens propre dans ceux de Jésus. C’est ce que Saint Pierre nous invite à faire : « C’est pour nous que le Christ a souffert, il nous a montré le chemin pour que nous allions sur ses traces ».

Pour que nous allions sur ses traces. La liturgie de cette semaine sainte nous en offre l’opportunité. Sachons la saisir.

Père Henri de l’Eprevier