3 oiseaux sur un fil

3 oiseaux sur un fil – 02 décembre 2018

Nous gardons tous un souvenir marquant de notre rentrée paroissiale à Longpont-sur-Orge. Notre pèlerinage a été pour nous l’occasion de confier cette année pastorale à Notre Dame de Bonne-Garde. Nous avons confiance en la protection de la Vierge Marie. Quelle n’a pas été notre joie de découvrir dans la basilique de Longpont, et en bonne place, une superbe statue de Sainte Anne, et face à elle des reliques magnifiquement conservées de notre sainte patronne !

Ce pèlerinage nous a donné de réfléchir sur notre paroisse comme « paroisse missionnaire ». Avant de reprendre le contenu de nos échanges – nous le ferons dans les semaines à venir -, je voudrais vous rappeler quelques objectifs que je vous avais proposés à l’issue de nos discussions.

  • Il convient tout d’abord de redire l’enjeu de la mission. On peut avoir l’impression que le mot revient un peu trop souvent. Mais la mission n’est pas une activité facultative de l’Eglise. Le pape Paul VI disait que l’Eglise existe pour évangéliser (Evangelii nuntiandi). Et un prêtre canadien, le père Mallon, remarquait justement que ce n’est pas tellement l’Église qui a une mission, mais plutôt que c’est la mission de Jésus-Christ qui a une Église !

Notre Pape François demande aux catholiques de se saisir de cet appel missionnaire. Il écrit, dans Evangelii gaudium : «il est nécessaire de passer d’une pastorale de simple conservation à une pastorale missionnaire» (n° 15).

  • Cette exigence missionnaire se pose à l’intérieur des groupes paroissiaux auxquels nous appartenons. Il s’agit de :

– créer une « culture de l’invitation », en invitant des personnes autour de nous à nous rejoindre.

– soigner l’accueil dans les groupes et à la messe le dimanche.

– valoriser la messe dominicale (et plus largement le week-end), en la préparant, en en faisant un point de référence de nos groupes paroissiaux.

– créer une communauté véritable en cultivant des liens à l’intérieur de nos groupes, et au niveau de la paroisse.

– Enfin, avoir à cœur d’annoncer Jésus-Christ dans chacun de nos groupes.

  • Elle se pose aussi pour chacun d’entre nous, personnellement :

– Donner la priorité à la louange de Dieu. Mettons la messe dominicale au centre de notre vie paroissiale.

– Nous ne pouvons pas stagner dans notre vie spirituelle. Nous devons avoir le souci de nous former.

– Nous devons nous demander comment donner et rendre service. Nombre d’entre nous le font déjà, parfois très généreusement, parfois depuis longtemps. Mais tous ont à se poser la question. Tous, sans exception, nous avons quelque chose à offrir. Chacun peut se poser la question : quels sont mes points forts ?

– Enfin, il nous faut chercher à créer des liens avec les autres paroissiens.

  • Pratiquement : la source de la « conversion missionnaire » dont parle le Pape François est de faire l’expérience du Saint Esprit, par la prière, la liturgie, personnellement et dans les groupes paroissiaux.

Il s’agit ensuite de ne pas attendre pour passer aux actes. Mgr Charles disait que dans nos activités apostoliques, il fallait « viser loin et tirer court ». Ayons de grands objectifs, mais agissons, sans attendre ! Voici une histoire qui le fera comprendre. Trois oiseaux sont sur un fil. Un chasseur décide d’en tuer deux. Combien en reste-t-il ? La réponse à cette devinette est évidente, n’est-ce pas ? Il en reste trois, car entre décider une chose et la faire, il y a toujours une différence…

Que Notre Dame de Bonne Garde, et Sainte Anne, nous accompagnent en ce temps d’Avent, pour nous disposer à accueillir le Seigneur qui vient.

Père Henri de l’Eprevier