Insupportable violence !

Insupportable violence ! – 24 février 2019

La violence se banaliserait-elle ? Peut-on comme Chrétiens s’en désoler sans réagir ? C’est une question que l’on doit se poser au regard des évènements qui se succèdent en France et dans le monde.

Comme le rappelle Mgr de Sinéty dans son Edito hebdomadaire sur RCF, « La violence est toujours le signe d’une agonie : c’est quand on ne sait plus ni parler ni penser que l’on se met à menacer et à casser. » https://bit.ly/2tuEys0

Retrouver le sens du spirituel

Lorsque l’on s’attaque à nos frères Juifs, lorsque l’on dégrade un lieu de culte ou un cimetière, lorsque l’on casse ou que l’on agresse dans la rue, c’est au fond, le constat alarmant d’une déliquescence de notre spiritualité qui s’exprime là sous nos yeux.

Nos églises se vident, la violence se développe…

N’y aurait-il pas un lien de cause à effet ? Lorsque le consumérisme consume l’homme au détriment du spirituel, alors tout dérape !

Nous ressentons que quelque chose ne va pas bien dans notre environnement, que notre monde ne tourne plus rond. Cela révèle une profonde cassure relationnelle entre les hommes, une incapacité à discerner, mais aussi un lien rompu des hommes avec le Créateur.

Le Pape François nous rappelle, dans cette très belle lettre Encyclique « Laudato Si » que tout est lié, tout est interdépendant. L’écologie intégrale évoquée dans cet ouvrage vient nous rappeler combien la préservation de notre terre commune est une condition de notre capacité à vivre ensemble en paix et en harmonie, avec soi-même et avec chacun.

 Nous ne sommes pas Dieu !

Retrouver le sens de la relation avec Dieu, avec son prochain, avec la terre …

L’harmonie entre le Créateur, l’humanité et l’ensemble de la création a été abimée par le fait d’avoir prétendu prendre la place de Dieu et en refusant de nous considérer comme des créatures limitées…

Tout se dérèglerait parce que l’homme n’aurait qu’un objectif : accumuler toujours plus de biens matériels, avec pour seul horizon sa propre personne au détriment du prochain, du collectif… et de son état spirituel !

Travailler au bien commun…

La tâche peut paraitre immense et insurmontable alors que les catastrophes se succèdent et que les mauvaises nouvelles s’accumulent.

 Pas pour nous, Chrétiens, car nous savons que de la plus petite graine de moutarde peut naître un arbre. Cette petite graine, nous en sommes tous dépositaires. Soyons volontaires pour la faire fructifier, comme dans l’évangile d’aujourd’hui lorsque Jésus fait un sort à l’esprit de vengeance et de violence pour effectuer un pas de paix vers l’autre, « Soyez miséricordieux comme votre Père » !

Seul un message de paix et d’amour sera capable de transcender nos peurs, nos divergences, nos violences.

En s’appuyant sur l’Evangile, soyons plus présents dans notre société pour porter et partager ce message d’optimisme et d’espérance.

Les lieux dans l’Eglise ne manquent pas pour réfléchir et agir, être au cœur de l’action.

Sylvain Thibon, Diacre permanent