Vraiment !

Vraiment ! – 21 avril 2019

« Le Christ est ressuscité », « Il est vraiment ressuscité ! »

Notre foi et notre joie s’appuient sur cette vérité de la résurrection, que nous allons dans les prochains jours incessamment répéter selon la grande tradition de nos anciens : « Il est vraiment ressuscité ! ». Bonne Nouvelle transmise par les saintes femmes qui se sont rendues tôt le matin au tombeau, devenant apôtres des apôtres enfermés au Cénacle, qui accueilleront le Ressuscité lui-même, comme pour confirmer lui-même en donnant sa paix, le témoignage de cette vérité annoncée. L’essentiel est dans ce réel, qui pourtant passe par la foi, qui s’appuie sur la vérité !

Tout est là : Jésus est le chemin, la vérité, la vie … Celui par qui nous avançons, sur qui nous nous appuyons et grâce à qui nous vivons.

Ces jours, et ces temps en sont marqués. Face à l’indicible, à l’impensable, à l’incroyable, nous sommes bien obligés de reconnaître qu’il faut le dire, le penser et le croire. Voilà la force et la faiblesse des chrétiens : aux yeux du monde parfois, tout semble s’effondrer, même la venue messianique du Sauveur qui s’interrompt sur le bois de la croix, l’annonce de la Bonne Nouvelle qui est freinée par le péché de ses témoins, ou l’église mère qui part en fumée … Et c’est au même moment, dans un élan de foi qui s’appuie sur la confiance et l’inspiration, que le contraire va se réaliser, la vie qui jaillit de la mort, la lumière des ténèbres et la beauté des flammes ou des âmes.

Qu’en ces jours saints, jour de Pâques et donc du passage, nous sachions laisser l’Esprit transformer nos esprits et nos cœurs pour accueillir la Bonne Nouvelle du Sauveur ressuscité, vraiment ressuscité ! Savoir accueillir la Bonne Nouvelle du Salut, comme les saintes femmes, les apôtres ou les disciples d’Emmaüs, et partir courir ou marcher sur les sentiers de la vie pour témoigner de l’amour de Dieu qui fait jaillir toute grâce là où le péché semble l’emporter, là où le mal semble tout engloutir, le feu tout dévorer.

Demandons cette grâce de l’humilité, qui accueille l’impensable, qui s’émerveille devant l’incroyable et qui proclame l’indicible ; il s’agit d’être renversés, convertis. Vraiment renversés ou bousculés. Car avoir la foi c’est s’appuyer sur le Sauveur et le laisser habiter en nous, faire par nous : « ce n’est plus moi qui vit, mais le Christ qui vit en moi ». Rendons grâce de devoir témoigner de la Vie qui jaillit de la mort, même à travers nos faiblesses ou nos détresses.

Le Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité, et nous en sommes les témoins.

Très Joyeuses Pâques à chacun, dans la foi et la joie.

Abbé Guillaume Seguin