Messe du jour

Textes de l’Association Episcopale Liturgique pour les pays Francophones – AELF © AELF

Jour liturgique © AELF

2017-12-15
romain
violet
2ème Semaine de l'Avent
vendredi
de la férie

Textes de la Messe © AELF

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur, ton rédempteur,
Saint d’Israël :
Je suis le Seigneur ton Dieu,
je te donne un enseignement utile,
je te guide sur le chemin où tu marches.
Si seulement tu avais prêté attention à mes commandements,
ta paix serait comme un fleuve,
ta justice, comme les flots de la mer.
Ta postérité serait comme le sable,
comme les grains de sable, ta descendance ;
son nom ne serait ni retranché
ni effacé devant moi.

– Parole du Seigneur.

Refrain psalmique : (cf. Jn 8, 12)

Qui marche à ta suite, Seigneur,
aura la lumière de la vie.
 

Heureux est l’homme
     qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
     planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
     balayée par le vent,
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Acclamation :

Alléluia, Alléluia. Le Seigneur vient : allez à sa rencontre ! C’est lui le Prince de la paix. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus déclarait aux foules :
« À qui vais-je comparer cette génération ?
Elle ressemble à des gamins assis sur les places,
qui en interpellent d’autres en disant :
“Nous vous avons joué de la flûte,
et vous n’avez pas dansé.
Nous avons chanté des lamentations,
et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.”
Jean est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas,
et l’on dit : “C’est un possédé !”
Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit,
et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne,
un ami des publicains et des pécheurs.”
Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste
à travers ce qu’elle fait. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Office des lectures du jour © AELF

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Toi qui viens pour tout sauver,
L’univers périt sans toi ;
Fais pleuvoir sur lui ta joie,
Toi qui viens pour tout sauver.

Viens sauver tes fils perdus,
Dispersés, mourant de froid ;
Dieu qui fus un jour en croix,
Viens sauver tes fils perdus.

Viens offrir encore ton pain
Et ton vin aux miséreux ;
Pour qu’ils voient le don de Dieu,
Viens offrir encore ton pain.

Toi qui viens pour tout sauver,
Fais lever enfin le jour
De la paix dans ton amour,
Toi qui viens pour tout sauver.

Seigneur, tout mon désir est devant toi.

2Seigneur, corrige-moi sans colère
et reprends-moi sans violence.

3Tes flèches m'ont frappé,
ta main s'est abattue sur moi.
4Rien n'est sain dans ma chair sous ta fureur,
rien d'intact en mes os depuis ma faute.

5Oui, mes péchés me submergent,
leur poids trop pesant m'écrase.
6Mes plaies sont puanteur et pourriture :
c'est là le prix de ma folie.

7Accablé, prostré, à bout de forces,
tout le jour j'avance dans le noir.
8La fièvre m'envahit jusqu'aux moelles,
plus rien n'est sain dans ma chair.
9Brisé, écrasé, à bout de forces,
mon coeur gronde et rugit.
10Seigneur, tout mon désir est devant toi,
et rien de ma plainte ne t'échappe.

11Le coeur me bat, ma force m'abandonne,
et même la lumière de mes yeux.
12Amis et compagnons se tiennent à distance,
et mes proches, à l'écart de mon mal.

13Ceux qui veulent ma perte me talonnent,
ces gens qui cherchent mon malheur ;
ils prononcent des paroles maléfiques,
tout le jour ils ruminent leur traîtrise.
14Moi, comme un sourd, je n'entends rien,
comme un muet, je n'ouvre pas la bouche,
15pareil à celui qui n'entend pas,
qui n'a pas de réplique à la bouche.

16C'est toi que j'espère, Seigneur :
Seigneur mon Dieu, toi, tu répondras.
17J'ai dit : «Qu'ils ne triomphent pas,
ceux qui rient de moi quand je trébuche ! »

18Et maintenant, je suis près de tomber,
ma douleur est toujours devant moi.
19Oui, j'avoue mon péché,
je m'effraie de ma faute.

20Mes ennemis sont forts et vigoureux,
ils sont nombreux à m'en vouloir injustement.
21Ils me rendent le mal pour le bien ;
quand je cherche le bien, ils m'accusent.

22Ne m'abandonne jamais, Seigneur,
mon Dieu, ne sois pas loin de moi.
23Viens vite à mon aide,
Seigneur, mon salut !

V/ Que vienne à moi, Seigneur, ton amour,
et ton salut, selon ta promesse.

01 Ce jour-là, le Seigneur châtiera de son épée dure et grande et forte, Léviathan, le serpent fuyard, Léviathan, le serpent tortueux ; il tuera le dragon de la mer.
02 Ce jour-là, chantez la vigne exquise !
03 Moi, le Seigneur, j’en suis le gardien ; je l’arrose en temps voulu. De peur qu’on ne la visite, je la garde nuit et jour.
04 Je ne suis plus en fureur, mais si je trouve des épines et des ronces, je leur ferai la guerre, je les brûlerai toutes,
05 à moins que l’on cherche ma protection, que l’on fasse la paix avec moi, oui, qu’avec moi on fasse la paix.
06 À l’avenir, Jacob s’enracinera, Israël fleurira et poussera ses bourgeons, la face du monde sera couverte de fruits.
07 Israël a-t-il été frappé, comme le Seigneur avait frappé ceux qui le frappaient ? A-t-il été égorgé, comme il avait égorgé ses égorgeurs ?
08 Il l’a condamné au bannissement, à la déportation, il l’a chassé par le souffle violent d’un jour de vent d’est.
09 C’est ainsi que sera expiée la faute de Jacob ; et tel sera le fruit de la rémission de son péché : il traitera toutes les pierres des autels comme les pierres à chaux que l’on pulvérise, poteaux sacrés et colonnes à encens ne se dresseront plus.
10 La ville fortifiée, à l’écart, est un lieu dépeuplé, abandonné comme un désert. Le veau y viendra paître ; là, il se couchera, il saccagera ses arbustes.
11 Ses rameaux qui ont séché seront brisés : des femmes viennent qui les brûlent. Oui, ce peuple est sans discernement, voilà pourquoi Celui qui l’a fait n’en a pas compassion : Celui qui l’a façonné ne lui fera pas grâce.
12 Il arrivera, en ce jour-là, que le Seigneur fera le battage des épis depuis l’Euphrate jusqu’au Torrent d’Égypte ; quant à vous, fils d’Israël, vous serez glanés un par un.
13 Il arrivera, en ce jour-là, que l’on sonnera de la grande trompe ; ils viendront, ceux qui étaient perdus au pays d’Assour, et ceux qui étaient dispersés au pays d’Égypte ; ils se prosterneront devant le Seigneur, sur sa montagne sainte, à Jérusalem.

R/ Qu'il vienne, le Fils de l'homme
avec puissance et grande gloire !

Il enverra ses anges rassembler les élus
d'une extrémité des cieux à l'autre.

Il rassemblera dans l'unité
les enfants de Dieu dispersés.

 

Ève et Marie.

Le Seigneur est venu ; il s'est manifesté dans son propre domaine ; il a été porté par sa propre création, qu'il porte lui-même ; il a récapitulé, par son obéissance sur le bois, la désobéissance perpétrée par le bois. Cette séduction, dont avait été misérablement victime Ève, vierge déjà promise à un mari, a été dissipée par la bonne nouvelle de vérité magnifiquement annoncée par l'ange à Marie, vierge déjà en pouvoir de mari.

Car de même que celle-là, séduite par le discours d'un ange afin de se soustraire à Dieu, a transgressé la Parole de Dieu ; de même celle-ci a reçu par le discours d'un ange l'annonce qu'elle porterait Dieu, et a obéi à sa parole. Et de même que celle-là fut séduite de manière à désobéir à Dieu, de même celle-ci fut persuadée d'obéir à Dieu, afin que de la vierge Ève, la Vierge Marie devienne l'avocate.

Récapitulant toutes choses, le Seigneur a récapitulé aussi la guerre que nous livrons à notre ennemi ; il a provoqué et broyé celui qui au commencement en Adam nous avait faits captifs, et il lui a piétiné la tête, selon ce que Dieu avait dit au serpent dans la Genèse : Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, et entre ta postérité et la sienne; elle observera ta tête, et toi tu observeras son talon.

Dès ce moment, celui qui devait naître de la Vierge, à la ressemblance d'Adam, était annoncé comme observant la tête du serpent. Et c'est la postérité dont l'Apôtre dit dans sa lettre aux Galates : La loi des œuvres a été établie jusqu'à ce que vienne la postérité à laquelle avait été faite la promesse. Il le montre plus clairement dans la même lettre, en disant : Quand arriva la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils né d'une femme. En effet, l'ennemi n'aurait pas été vaincu en toute justice, si ce n'avait été un homme, né d'une femme, qui le vainquît. Car c'est par une femme que depuis le commencement, il avait dominé sur l'homme, puisqu'il s'était posé en adversaire de l'homme. C'est pour cela que le Seigneur a reconnu qu'il était Fils de l'homme, récapitulant en lui-même l'homme des origines à partir duquel le modelage de la femme avait été effectué. Ainsi, de même que par la défaite d'un homme, notre race est descendue dans la mort, de même par la victoire d'un homme, nous sommes remontés vers la vie.


R/ La vierge enfantera un fils,
qu'elle appellera Emmanuel.

Ne crains pas, Marie,
tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici, t u concevras et enfanteras un fils.

Cet enfant sera grand,
on l'appellera : Fils du Très-Haut,
le Seigneur lui donnera le trône de David son Père.

 

Tiens ton peuple éveillé, Seigneur, pour la venue de ton Fils ; puissions-nous, fidèles à son avertissement, garder au cœur toutes lumières de foi et d'amour pour nous porter à sa rencontre. Lui qui règne.